On est pas des pigeons

Hellooo ! Petit article coup de gueule par ici. Ca devait bien arriver un jour, pour ceux qui me connaissent bien je suis plutôt grognon mais quand on me prend pour une c****, je deviens râleuse, alors râlons ! Mais râler contre qui ? Contre ces patrons qui prennent leurs employés pour de la M**** pardi !

Petite remise en contexte : 

Une amie (que l’on appellera ici E.) et moi sommes étudiantes et travaillons dans une certaine agence immobilière, que je ne mentionnerai pas ici par respect (même si eux ne nous ont pas vraiment respectées, mais je n’ai pas franchement envie de me rabaisser à leur niveau). C’est donc un petit job étudiant que j’occupe de puis 2ans et demi et E. depuis 4ans. Le but du job ? Distribuer des flyers dans les boites aux lettres pour cette entreprise. Sorry à ceux dont j’ai spamé la boite même s’il y avait écrit « pas de pub » (pour ma défense nous étions obligées de les mettre quand même dans la boite car « ce n’est pas de la pub mais de l’information »). Bref, passons ! C’est donc un petit job plutôt tranquille et arrangeant puisqu’il nécessite que 4h par semaine ! E. et moi vivions donc tranquillement notre petite vie de distributrice. Voilà pour la petite remise en contexte.

Et là, ce fut le drame : 

Comme à chaque début d’année, j’envoie un petit mail à la personne qui gère les emplois du temps, K. (non ne nous sommes pas dans Men In Black),  pour lui donner mes nouveaux horaires. Jusque là tout est normal. Elle me répond en me demandant si elle peut m’appeler. La, c’est déjà moins normal.

J’ai donc K. au téléphone et voici dans les grandes lignes comment se déroule notre conversation : Elle m’explique dans un premier temps que « l’agence à décidé d’arrêter avec les distributeurs« . Ah.. Bon. 
Elle enchaîne et m’explique que niveau gestion c’est devenu compliqué car « on ne sait plus qui travaille quand ». D’accord mais les feuilles de présences que l’on signe au départ et à l’arrivée servent donc à quoi ? 
Ensuite, elle me glisse gentiment : « J ‘attends donc votre lettre … ». Euh vous voulez que je vous envoie ma lettre de démission quoi ? « Oui voilà c’est ça ! ». Oui oui, on commence déjà à marcher sur la tête.
Elle continue et me propose sans vraiment trop savoir comment faire si terminer mon contrat fin septembre me conviendrait. Je n’oublie pas de préciser qu’elle m’avait aussi demandé de lui envoyé « un petit mail pour lui dire que je voulais arrêter le 30 septembre ». Tout dans les règles de l’art, on adore !
J’avoue être sur le c** sur le moment, je lui dis donc que je la recontacterai d’ici la. Je l’ai jamais fait. Pourquoi ? Parce qu’après m’être informée par ci par là (c’est mon tout premier job, excusez mon peu d’expérience), on n’a pas le droit de vous demander de démissionner ! Je me suis donc dit que s’ils voulaient vraiment se débarrasser de moi, ils me licencieront.

On continue dans la connerie : 

Le mois de Septembre s’écoule donc et je reçois de nouveau un appel où l’on fixe un RDV avec le patron, F. Enfin un peu d’humanité, plutôt que de faire ça par téléphone ! 

Le fameux RDV arrive. « Bonjour », ah ce n’est pas F.. Super. J’ai donc RDV avec son assistante, C. Elle m’explique pendant l’entretien le pourquoi ne plus vouloir de distributeur : « parce qu’on à engagé de nouveaux alternants qui feront cette partie de boulot ». Ah c’est pas ce quoi m’avait dit au début. Super boulot pour des alternants au passage. Elle continue « Vous savez S** est une agence dynamique qui souhaite engager des jeunes ». Ah, j’ai l’air si vielle que ça à 23ans ? Faut sûrement que je change ma crème anti-rides …

On en vient donc à la fameuse décision à prendre : la démission ! Ouais enfin jusque là moi je pensais qu’ils essayaient simplement de me faire démissionner et que si je refusais ils me proposeraient la rupture conventionnelle ou bien le licenciement. Hum, naive.
Elle m’annonce très clairement qu’ils ne peuvent pas nous garder dans l’agence (car E. et moi travaillons dans la même agence) à M-E (initiales d’une petite ville à côté de Rouen) car le fameux alternant prend notre place.
Les solutions ? :  » Je peux soit vous suggérer une démission ou alors vous mutter dans une autre agence ». PAUSE : il faut quand même que l’on mette quelque petites choses au point, cette fameuse autre agence et l’agence la plus loin de Rouen et ils savent pertinemment que l’on peut pas y accéder et je précise que dans notre contrat il existe une clause de mobilité, pouvant nous mutter où ils le veulent même si ne nous sommes pas d’accord.
Oui donc en fait vous me demandez de démissionner ou alors vous me poussez à la faute quoi? « Non pas vraiment, ça ne sera pas vraiment considéré comme un abandon de poste mais … » Mais quoi ? Son silence en dit long.
Je continue de mettre les choses au clair, histoire de pas me faire plus c***ller.
– Congés payées : « Ah oui vous en avez beaucoup, soit vous en prenez beaucoup sinon faut que je vois avec F. s’il veut bien les payer à la fin du contrat ». Toujours réglo, super. « Non par contre je les veux vraiment payées à la fin »
– Date de fin : elle m’explique bien que le préavis prend fin à partir de reception de la lettre de démission. Ah oui parce que, ce que je n’ai pas expliqué qu’au début ils comptaient ne pas respecter le préavis établi dans le contrat de travail.

« Je vous donnerai ma réponse » et je pars.

Parlons de l’entretien d’E. maintenant : 

Pour faire court (car cet article commence à devenir un peu long quand même), F. lui a très clairement dit « Soit vous démissionnez soit nous vous muttons dans une autre agence ou vous ne pourrez pas y vous présentez et donc nous serons obligés de vous virer pour faute grave ». SUPER.
Mais ce n’est pas tout. Concernant la date de départ, se trouvant arrangeant il lui a proposé d’arrêter son contrat le 30 novembre. Et le préavis cité dans le contrat ? 
Et pour finir il lui proposait de lui régler ses congés payées jusqu’à fin octobre, mais clairement celle de novembre f**k. 

On en parle du degré d’humanité, de respect et d’honnêteté  ? Résultat: en réfléchissant bien on a choisi de démissionner, à contre coeur, mais quelque part on était plus gagnant à faire ça (financièrement parlant surtout).

Pourquoi cet article ? 

Parce que déjà mon blog, et comme beaucoup d’autres blogueuse, reste une sorte d’échappatoire et quelque part ça peut être assez rassurant d’exposer son histoire, de pouvoir la raconter. Mais surtout, pour montrer à quel point on peut  si facilement se faire avoir dans le monde du travail, avec juste une petite clause. Alors le mythe de la petite ligne en bas du contrat, ce n’est vraiment pas un mythe. Faites bien attention lorsque vous signer un contrat et n’hésitez pas à renégocier certaines parties. Et surtout informez vous bien sur vos droits ! En soi, quelque part ça « m’arrange » car ayant des études assez chronophage je me dis que ça sera du temps pour travailler. Mais d’un autre côté ça ne m’arrange vraiment pas, car étant justement étudiante, je perds quand même ce qui me permettait de payer mon loyer, car contrairement à ce que beaucoup croient : il y a énormément d’étudiants qui n’ont pas les parents derrière !

Et vous ? Vous êtes déjà passé par là ? Qu’avez-vous fait ?

Merci de m’avoir lu jusqu’ici ..

With love, 

J u l i e B l n d 

Je partage !

4 Commentaires

  1. Anais dit : Répondre

    Sale histoire ! C’est pas du tout honnête de leur part…

  2. Sunsiare dit : Répondre

    Je suis désolée de ce qui t’arrive, effectivement il faut être vigilant. C’est honteux de leur part quand même mais ils doivent être bien rodés à agir ainsi je pense

  3. Helen dit : Répondre

    Salut ! Je suis désolée pour ce qu’il t’arrive . Vous devriez porter plainte aux Prud’hommes , vous n’êtes peut-être pas les seules.
    Bon courage

  4. Coucou Julie,
    Je suis désolée pour toi d’apprendre cette histoire :/ c’est vraiment honteux et irrespectueux de leur part ..

    Je te souhaite bien du courage,
    Marine

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